Évolution de la mangrove de Dzoumogné après le cyclone Chido du 14 décembre 2024
Un écosystème précieux sous surveillance
Réparties sur 29 sites, les mangroves de Mayotte représentent environ 2% de la surface de l'île, soit environ 667 hectares. Cet écosystème mahorais abrite une biodiversité remarquable : 7 espèces de palétuviers, près de 21 espèces d'oiseaux, et constitue le second lieu d'activité privilégié des chauves-souris de petite taille, comme l'a révélé une étude menée fin 2015.
Aujourd'hui, nous observons le deuxième plus grand site de mangrove de Mayotte : la baie de Dzoumogné-Longoni, située dans le nord de l'île. Cette analyse couvre la période du 9 juin 2024 au 13 décembre 2025, permettant de documenter l'impact du cyclone Chido survenu le 14 décembre 2024.
Ce que révèle l'animation satellite
L'animation présente l'évolution de la mangrove de Dzoumogné-Longoni en couleurs naturelles et en indice de végétation (NDVI). Les images montrent une disparition brutale de la végétation immédiatement après le passage du cyclone, suivie d'une reconstruction progressive à partir de mars 2025.
Un impact dévastateur suivi d'une résilience naturelle
Le cyclone Chido a provoqué une perte drastique de végétation, touchant non seulement la mangrove mais également l'arrière-terrain.
Les images satellites témoignent de la résilience remarquable de ces milieux : plusieurs mois après le cyclone, la mangrove montre des signes encourageants de reconstitution. Cette observation souligne l'importance de préserver ces écosystèmes essentiels et de suivre leur évolution dans le contexte du changement climatique.